Déambulations, dissonances, alcools et mirages... - Giulia Longo
Déambulations, dissonances, alcools et mirages...
Je sais peu de choses de la nuit
mais la nuit semble me connaître,
et même plus , me soigne comme si elle m’aimait,
me couvre l’existence avec ses étoiles.

Peut-être que la vie est la nuit et le soleil , la mort.

Peut-être la nuit n’est rien
et les conjectures sur elle rien
et les êtres qui l’habitent rien.
Peut-être les mots sont la seule chose qui existe
dans l’enorme vide des siècles
nous griffant l’âme avec leurs souvenirs.

Mais la nuit doit connaitre la misère
qui boit de notre sang et de nos idées.
Elle doit jeter de la haine sur nos regards
les sachant pleins d’intérêts, de non-rencontres.

Ma il arrive que j’entends la nuit pleurer dans mes os.
Son immense larme delire
criant que que quelque chose s’en est allée pour toujours.

Un jour nous retournerons à être.

A. Pizarnik
Top