improvisations picturales - Giulia Longo
improvisations picturales
Trace aléatoire, empreinte incontrôlée du mouvement de la lumière.
La lumière qui caresse légère le papier où s’impriment elle-même, les fleurs, l’haleine, les battements du corps, le souffle du vent.
Lumière épouse, lumière mère aux seins brûlants.
Corps renfermé dans le papier.
Il faut arriver à renfermer le corps tandis que l’oeuvre est en train de se faire.
Synthèse formelle du travail comme - travaglio - labeur.
L’achèvement de l’oeuvre ce n’est pas tout.
Son essence est en tout ce qui vient avant.
Et tout ce qui vient avant se résout dans la nécessité d’une déclaration: tandis que les pétale s de rose laissaient leur empreinte sur le papier, j’étais là avec le corps, j’étais là avec l’âme.
Ainsi demeurions-nous, mon corps, la lumière et la nature en un sorte de symbiose.
Telle que sur les roses la lumière travaillait sur moi.
Alors, dire moi ou les roses c’est dire la même chose.
N’étions-nous qu’une seule chose baignée par la lumière, maitresse du cosmos?

La rose c’est la fragilité de la vie.
Naissent des images suivant la rotation de la terre.
Corps et pétales, lumière et atmosphère en éternel mouvement au-delà des simulacres d’immobilité.
Nature. Corps-roses. Corps-humain. Triptyque.
Chef d’orchestre marquant le début d’une improvisation picturale.
Tentative de réconcilier le corps avec la nature.
L’identité en question.
Un espace de matière pour la conscience.
Autoportrait dépersonnalisé.

« se parfumaient de roses les ailes du vent. »
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